Bulletin Paroissial
Edito - Allons au désert
L’Eglise, chaque année, nous invite à aller au désert avec le Christ pour nous entraîner à mieux rencontrer Dieu dans le quotidien de notre vie. S’inspirant du peuple d’Israël qui y passa quarante ans, ce temps est circonscrit dans une durée de quarante jours. Jésus fit lui-même l’espérance du désert avant de commencer sa vie publique. Bien avant Jésus, bien d’autres personnages bibliques, à l’instar de Moïse, Joseph, Elie, firent l’expérience du désert à leur époque. Saint Paul, après sa rencontre fulgurante avec le Christ, sans consulter qui que ce soit, partit pour l’Arabie (pays très désertique) pour approfondir la nouvelle orientation de sa vie, pour clarifier le changement en lui. Il utilise des expressions comme « revêtir le Christ Jésus », ou encore « s’approprierles sentiments du Christ Jésus » (Philémon 2, 5). Aux premiers siècles de l’Eglise, nombreux sont aussi ceux qui iront au désert pour y faire l’expérience de la rencontre avec Dieu. On les appelle les pères du désert à l’instar d’Antoine qui est le plus connu. Ils sont pour la plupart des moines, d’ascètes ou d’ermites qui vivaient dans le désert d’Égypte aux IIIe et IVe siècles. Pendant le temps de carême, nous sommes aussiinvités à aller au désert.
Pourquoi le désert ? le désert est un lieu inhabité. Il est de toute évidence un lieu de manque. Les besoins fondamentaux que sont l’eau, l’alimentation, l’abri, y sont rares. Encore faut-il maitriser son trajet car toute direction y est à perte de vue. Il se compte par millier, les migrants qui sont morts d’épuisement durant leur traversée du désert au Sahara entre janvier 2020 et mai 2024.
Au désert, livré à soi-même, on réalise de la façon la plus forte le face à face avec Dieu. On laisse celui-ci nous passer au feu de sa forge pour nous débarrasser de tous ces scories qui obstruent notre regard ou nous rendent opaques.
Nous n’irons ni au Sahara, ni au désert d’Arabie, encore moins au désert d’Egypte. Mais nous irons au désert dans notre cœur.
En cette année jubilaire, nous rencontrerons sans doute les saints de notre diocèse, qui furent en leur temps des pèlerins d’Espérance.
Friard et Secondel, sans forcément nous entraîner dans une vie monastique, nous aideront à vivre dans la prière, le face à face avec Dieu, un face à face qui nous aidera aussi à mieux revisiter notre engagement à la suite du Christ.
Et si nous ne savons pas jeûner, allons à la rencontre de Jean Baptiste Malo. Pour s’être fait laotien avec les Laotiens, il fut arrêté par les soldats Viêt-Minh de la révolution. Il meurt d’épuisement sur le long chemin de son incarcération. Autorisé à ne garder qu’un seul et unique objet sur lui, il ne prit que sa chasuble car l’eucharistie était pour lui l’aliment, la source vive de l’espérance.
Pour donner un sens à notre jeûne, Célestin et Michel nous aideront à regarder autour de nous pour faire de la privation par le jeûne, une ouverture aux autres. Avant de devenir moines, l’un fit l’expérience de l’immersion dans les quartiers populaires, l’autre, celle du monde ouvrier. N’oublions pas qu’Anne Françoise Moreau qui fit de sa vie, une vie tout offerte pour les chinois.
Oui, Donatien et Rogatien, premiers chrétiens nantais, sont une source d’espérance qui nous inspire.
Chaque saint a quelque chose à nous apporter en ce temps de carême. Que ce soit Joseph Bécavin dont les tumultes de la révolution française ne purent altérer son désir de devenir prêtre, quitte à en mourir, ou encore Saint Louis Marie Grignon de Montfort qui nous entraîne sur le chemin du calvaire à Pontchâteau.
Bon temps de carême
Paul NANFACK (CSSp)
Carême 2025 :
Espérer, agir avec la création en cette année du jubilé
En cette année du jubilé, en lien avec le thème de notre année pastorale à savoir : « espérer et agir avec la création » L’EAP, (l’Equipe d’Animation Pastorale), nous propose chaque dimanche de carême une articulation à laquelle est associé la ou les figures d’un ou deux saints de la Loire Atlantique. Ils sont nos témoins d’espérance. (Cf. document du diocèse : Témoins d’Espérance)
| 1er dimanche de carême 9 mars | Jeûner | Jean Baptiste Malo |
| 2ème dimanche de carême – Dimanche autrement 16 mars | Prier | Friard et Secondel |
| 3ème dimanche de carême 23 mars | Patienter et agir | Anne Françoise Moreau |
| 4ème dimanche de carême 30 mars | Pardonner et réconcilier | Célestin et Michel |
| 5ème dimanche de carême 6 avril | Espérer | Donatien et Rogatien |
Le dimanche autrement, nous ferons un 6X6 comme d’habitude, suivi après la messe d’un après-midi de prière, tout cela accompagné d’un repas partagé
A chaque étape correspondante, nous recevrons un signet qui pourra enrichir notre prière dans la semaine.
E.A.P (Equipe d’Animation Pastorale)
2025…
UNE ANNEE DE PELERINAGE !
Un FORUM NANTAIS des chemins, à l’initiative des Haltes Pèlerines est proposé les 28 février 14H/22H30 et 1er mars 9H30/18H30, à la MANUFACTURE, 10 bd de Stalingrad à Nantes. N’hésitez pas à aller à la rencontre de ces passionnés pour explorer peut-être un univers que vous ne connaissez pas et vous découvrir une âme de marcheur. Bonne route.
Nadine Le Gentil
Dimanche de la santé / Témoignage de Elena
Cela fait maintenant 22 ans que je travaille auprès des personnes âgées. Après 15 ans en tant qu’auxiliaire de vie à domicile, en 2018, j’ai choisi de réorienter ma carrière vers l’animation et l’accompagnement des résidents en EHPAD, en proposant des interventions sur mesure, adaptées aux capacités physiques et cognitives de chacun. Cela inclut des ateliers créatifs, des jeux de société et de mémoire, ainsi que des sorties. Mon objectif est de stimuler la vivacité des résidents et de promouvoir le maintien du lien social le plus longtemps possible.
Ce choix de métier n’est pas anodin. Née et ayant grandi en Italie, j’ai toujours vu les aînés occuper une place centrale dans nos familles. On les soigne et on les garde près de nous jusqu’à la fin de leur vie. Cela a été le cas avec ma grand-mère, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer. Dans ma ville, il y avait une petite maison de retraite où, chaque dimanche, je rendais service bénévolement quelques heures, j’y ai rencontré des soignants passionnés et bienveillants qui m’ont beaucoup marqué étant jeune.
Puis en 2003 le cœur m’a conduit en France et des opportunités de travailler comme auxiliaire de vie dans le maintien à domicile se sont présentées : je ne parlais pas très bien la langue française mais prendre soin des personnes âgées, ça je savais le faire et c’est devenu mon travail.
C’est un travail qui me passionne profondément, et qui a un sens évident pour beaucoup, mais qui suscite également des interrogations : quelle place accorde-t-on à la dignité des personnes âgées, souvent malmenées par le manque de moyens financiers et l’insuffisance de personnel dans les établissements ? Comment inciter les jeunes générations à exercer les métiers du soin ? Et plus personnellement, en tant que chrétienne, quelle posture adopter face à la délicate question de la fin de vie ?
Toutes ces préoccupations nourrissent mon envie de toujours faire mieux, de contribuer au bien-être des résidents par des moments privilégiés, des jeux, des sorties, de leur offrir une présence réconfortante quand les visites se font rares, fêter un anniversaire par une pause gourmande, offrir une écoute attentive et sans jugement, prendre le relais auprès d’un aidant épuisé par la maladie d’un parent. Ou tout simplement tenir la main, en silence et attendre…
Tant que cette passion m’anime, chaque matin je répondrai : « Me voici ! » Mais j’ai envie de dire aussi : « Les voici » Jacqueline, une espiègle centenaire qui adore jouer au Scrabble et visiter les musées ; André, prisonnier de son corps à la suite d’un AVC ; Yvette, dont les souvenirs sont figés dans une enfance heureuse à Belle-Ile ; Simone, qui aime m’accueillir en jouant de la flûte traversière, et tant d’autres qui partagent mon quotidien. Je confie toutes ces personnes à vos prières, car la prière d’une communauté paroissiale est puissante.
Elena
Parler de la Croix Bonneau, c’est aussi parler du quartier.
La Croix « Bonne Eau » : une histoire.
Actuellement en granit, c’est une Croix de Mission qui date de 1887 ; Elle remplace une croix de bois qui apparait sur le cadastre napoléonien de 1840. La « bonne eau » avait pour vertu de soigner des malades.
La Croix « bonne eau » au bout de la longue rue de la Convention (900m) fixa jusqu’en 1960 la limite entre
Nantes et Saint-Herblain. Jusqu’à qu’à cette date, Chantenay est indépendante.
Le 3 avril 1908, la Croix Bonneau est annexée à la ville de Nantes, (sans concertation semble-t-il ou avec déficit de concertation) devient le 7èmearrondissement de la ville.
Parler de la Rue de la Convention, c’est parler de l’artère principale qui conduit vers St Herblain et vers la Bretagne.
Rue de près d’un km, c’est une rue très -peuplée, active : sur moins d’un km on n’y trouve pas moins de 10 cafés, 5 boulangeries, 6 épiceries /Crèmerie (où on « mire » les œufs), 1 poissonnerie, 1 bureau de tabac, 1magasin fleurs,
une graineterie :semences et plants pour les jardins, 1 magasin de mode et prêt à porter, 1 tailleur pour homme etc…Au bout de la rue encore , près de la Croix Bonneau, un négociant de vaches et chevaux, et une grande prairie, appartenant à Mr et MME BRETECHE, ceux-là même qui donneront ce grand terrain au Diocèse pour y construire
L’Eglise Saint Michel (ils auraient formulé le souhait que le nom de l’Eglise porte le nom de leur fille ainée).
De mémoire de riverain, l ’Eglise a été construite dans les années 1966-1969
Les premiers prêtres nommés sont : le Père LEBOT Curé, et Maurice CURET vicaire
Nos lieux de Culte évoluent, se transforment, l’Eglise Saint-Etienne accueille de nouvelles populations …
Et nous oserions chanter plein d’Espérance « Tenez dans vos mains votre lampe allumée … »
Jacqueline (thème de la convivialité du 5 Février 2025)
Effort de carême
A la fin de l’année pastorale 2023-2024 dédiée à la solidarité, l’EAP avait retenu trois actions qui, comme acquis, entretiendraient cet esprit de manière pérenne. Il s’agit entre autres de : L’effort de carême destinée à une association qui sera choisie par l’EAP au début du carême, la quête impérée du Vendredi-Saint et le vide-greniers tous les deux ans. S’agissant de l’effort de carême 2025, en EAP, le choix est fait de rassembler pour Mayotte. Ainsi, le dimanche de rameau est le jour choisi pour rassembler ce que dans le cadre du partage avec les autres, nous aurons mis de côté comme privation depuis le mercredi des cendres. Il sera ensuite acheminé à Mayotte par le biais du CCFD terre solidaire ou par la Croix rouge, de préférence le CCFD dont plusieurs paroissiens sont sympathisants.
La quête impérée du vendredi–Saint
La quête, geste liturgique et acte de partage, est une forme de solidarité. Elle a lieu à un moment précis de la célébration et généralement entre la fin de l’homélie et l’offertoire. Tandis qu’elles sont globalement destinées au fonctionnement de la paroisse, celles dites impérées vont ailleurs pour les autres activités de l’Eglise locale, particulière ou universelle. La quête impérée est donc faite dans un esprit de solidarité et d’ouverture. Dans l’année, un certain nombre de ces quêtes sont affectées à des causes spécifiques (missions, vocations, aumôneries scolaires…)
Au cours de notre évaluation EAP de juin 2024, le choix fut fait de rejoindre dorénavant cette forme de solidarité avec l’église universelle. Elle sera donc faite le Vendredi Saint à la célébration du soir (vénération de la croix). Instaurée au XVIIe siècle par le Saint-Siège, cette collecte est destinée à soutenir les chrétiens de Palestine et les lieux saints. Le pomme – pain sera distribué ce même vendredi pour marquer plutôt le jeûne du vendredi-saint et quelque part l’effort de carême dans toutes ses dimensions.
Paul NANFACK pour l’EAP
Conseil Pastorale Missionnaire (CPM)
Notre paroisse dispose désormais d’un conseil paroissial missionnaire. L’EAP est heureuse de vous présenter la liste des membres qui en font partie.
Lola HUCHET, Noémie BASTHISTE, Victoria OUIN, Denis BAUCHET, Marie-Lyne RABILLER, Claude GALLIOT, Flavie ETTIEN, Sandrine LE BOURHIS, Danielle MONSONNEC, Laure TRIBOU, Guillaume NOIZET, Majda YOUNANE, Marianne QUEUDOT, Gabrielle VIAUD.
Les membres de droit : Paul NANFACK (curé), Jean SIBOUT (prêtre coopérateur), Soline NOIZET (CPP), Sophie DENEUVILLE (représentante de l’EAP). Antoine HUMEAU (représentant du CAEP)
Nos sincères remerciements à vous tous qui avez accepté d’entrer dans ce conseil.
Paul NANFACK pour l’EAP
Campagne chauffage
N’oublions pas de prendre notre enveloppe chauffage à l’entrée de l’Eglise. Aidons notre paroisse à garder nos Eglises au chaud pendant nos célébrations et d’améliorer ainsi notre confort. Cette campagne, commencée en janvier, s’arrêtera à la fin du mois d’avril. Donc c’est maintenant le moment idéal pour agir en faveur du chauffage de nos églises.
Paul NANFACK(CSSP)
Prochains RDVs
ACO
Assemblée de secteur de l’ACO le dimanche 2 mars de 9h30 à 12h30 en l’Eglise St Thomas sur le thème
“Elargissons notre regard”
Pascale MILPIED
J.O.C
La Jeunesse Ouvrière Chrétienne est un mouvement d’éducation populaire et apostolique dont les jeunes sont eux-mêmes responsable. La JOC sensibilise les jeunes à vivre ensemble, à l’aller-vers, à l’action collective et à l’engagement. Depuis deux ans, la fédération nantaise de la JOC organise un repas intergénérationnel (ouvert aux personnes de 0 à 120 ans). Cette année, il est nommé « repas de la diversité » et aura lieu le samedi 8 mars 2025 à partir de 12h30 à la salle de La Chaumière (35, rue Adrien Langlois 44100 Nantes). Après l’apéritif, il se déroulera un repas partagé où vous pourrez amener un plat salé ou sucré qui vous ressemble ainsi que des couverts et des assiettes. Des jeux et des animations seront également présents durant cette journée. Une participation libre sera également demandée. Nous vous attendons nombreux et n’hésitez pas à inviter des copains et des copines et nous reviendrons vers vous pour toutes questions supplémentaires. Contact : 06 04 17 96 70
L’équipe JOC de Nantes-Bellevue « BelÉtienne » composée d’Éléane, Mady, Étienne, Jean-Baptiste et de leur accompagnatrice Luisa »
La pastorale santé propose très prochainement une rencontre pour les proches-aidants
Halte spirituelle A C F
Osons l’intergénération, une richesse pour aujourd’hui et demain «C’est le thème de la halte spirituelle de l’A C F » Elle aura lieu le :Samedi 22 mars 2025 de 9h30 à 16h30
12h30 repas partagé (prévoir un plat salé ou sucré pour 4 personnes). Cette journée aura lieu à la maison diocésaine St Clair, 7 chemin de la Censive du Tertre Nantes. (Salle Sainte Anne)
C’est une invitation à d’autres femmes intéressées sur le sujet
L’équipe ACF (action catholique des femmes)
LE MOUVEMENT VIE ET SOUFFLE…POUR QUI ? ET AVEC QUI ?
RASSEMBLEMENT NATIONAL A LOURDES DU 4 AU 9 JUILLET 2025
Une association – partenaire de la Pastorale de la santé – qui depuis son origine a vocation à accueillir les personnes handicapées physiques nécessitant un accompagnement médical.
Le TANDEM : la marque et la richesse de VIE et SOUFFLE. Le tandem c’est le lien qui s’établit, entre deux personnes, dont l’une est en situation de handicap, pour cheminer ensemble et s’enrichir mutuellement de l’apport de l’autre.
SOUFFLER ensemble un esprit de FRATERNITE : en organisant des évènements et activités toute l’année qui prolongent ces liens d’amitié et de fraternité.
Ne restez pas seuls. Contact : Robert LE GENTIL robert.legentil3944@gmail.com – 07 82 27 39 11
Eglise verte
« le sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains ». (LS91). En fait, « Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale », et il faut « une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature » (139). Il semble évident que tout chrétien, s’il veut répondre à l’appel du Christ et de l’évangile, doit s’engager en faveur des plus pauvres. L’histoire de l’Eglise nous donne une multitude d’exemples des différentes formes d’engagement des chrétiens pour la justice, la santé, l’éducation, la solidarité internationale, le développement, etc. Beaucoup de congrégations religieuses ont pour principal but d’être au service des pauvres. Mais de la même façon et avec la même urgence, le pape François nous rappelle que nos obligations écologiques découlent directement de nos convictions religieuses. Et malheureusement, cette affirmation reste moins évidente pour beaucoup de chrétiens, même parmi les plus engagés dans l’Eglise : « Nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme. D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne » (LS217)
Ce qui nous est proposé, c’est donc une démarche de conversion, comme je le rappelais en introduction. Il s’agit d’abord d’« oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde » (19). Si l’on part de cette communion universelle que nous vivons avec les autres créatures, alors « la désertification du sol est comme une maladie pour chacun et nous pouvons nous lamenter sur l’extinction d’une espèce comme si elle était une mutilation » (Evangelii Gaudium, repris dans LS89). « À cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leur existence et ne pourront plus nous communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit » (LS33). Touchés par les conséquences d’une relation avec la nature devenue conflictuelle, il nous appartient de changer de paradigme, de mode de vie, afin de renouer la relation. « Le péché a eu pour résultat que la relation, harmonieuse à l’origine entre l’être humain et la nature, est devenue conflictuelle (cf. Gn 3, 17-19). Pour cette raison, il est significatif que l’harmonie que vivait saint François d’Assise avec toutes les créatures ait été interprétée comme une guérison de cette rupture » (LS66).
